Représentativité. Combativité. Redevabilité.

Nadia Lafrenière et Samuel Cossette au Conseil d’administration de l’UQAM

Toutes les étudiantes et tous les étudiants de l’UQAM inscrit-e-s à temps plein ou à temps partiel peuvent voter pour chacun des sièges étudiants, c’est-à-dire pour deux candidat-e-s.

Restons informé-e-s

Il est évident que nous n’avons pas le pouvoir nécessaire pour influencer les décisions d’importance au Conseil d’administration. Toutefois, il n’en reste pas moins que ces décisions s’y prennent; décisions que les étudiantes et étudiants ont le pouvoir d’influencer par leur mobilisation et leurs actions.

Pour que cette mobilisation puisse exister, il est essentiel de savoir ce qui se passe dans les instances décisionnelles. La démocratisation de l’information circulant au CA permettra aux étudiantes et étudiants d’être au courant d’enjeux qui, autrement, pourraient passer sous silence. Notre travail sera donc de repérer toutes les informations influençant la vie universitaire, et de s’assurer que celles-ci se rendent aux oreilles de la communauté pour que cette dernière puisse réagir de la façon qui lui semblera la meilleure.

L’opacité et le secret sont des choix de la direction actuelle. Ne laissons pas cela ainsi.

Soyons uni-e-s

Des différences infinies d’opinions et de positions politiques existent à l’UQAM, ce qui forme en partie son identité historique d’université engagée et en mouvement.  Toutes et tous ne s’entendent pas sur chacun des enjeux à mettre de l’avant et sur chacune des luttes à mener. Mais toutes et tous ont plein intérêt en tant qu’étudiant-e-s, peu importe leur positionnement politique, à conserver un rapport de force envers la direction et un pouvoir de revendication.

En effet, nous ne pouvons prédire les enjeux auxquels nous aurons à nous attaquer dans les prochaines années. Si une présence combative semble à certain-e-s inutile maintenant, elle pourrait bien le devenir dans un mois, une année, dix ans. Participer à maintenir cette culture critique est un gage que n’importe quel-le étudiant-e pourra un jour défendre ses intérêts avec force dans l’université, et ce peu importe la situation qui se présentera.

Dans un contexte politique polarisé, où la direction veut nous faire croire que la communauté universitaire est inexistante, que les intérêts des étudiant-e-s sont totalement individuels et souvent contradictoires, il est essentiel d’envoyer un message fort à l’administration. La communauté étudiante de l’UQAM, peut-être divisée sur certains enjeux, mais unie devant l’importance de garder une voix forte, serait sans aucun doute un bâton important dans les roues de la direction et de son individualisation et sa marchandisation de l’éducation universitaire.

Investissons toutes les sphères

Les étudiantes et étudiants de l’UQAM ont acquis, au fil des luttes, un pouvoir plus important au sein de leur université que partout ailleurs au Québec. Des comités tels que le Comité de la vie étudiante requièrent la majorité des voix des associations étudiantes pour adopter leur décision. Bien sûr, la présence sur les instances est loin d’être garante d’une université réellement démocratique et collégiale, et cette présence doit en tout temps être soutenue par une mobilisation à la base pour conserver son influence.

Investir toutes les sphères décisionnelles de l’UQAM participe de notre rapport de force envers l’administration. Bien que nos votes soient plus symboliques qu’autre chose sur le CA, une présence active, critique, et perturbatrice de la routine bureaucratique habituelle d’une telle instance reste une façon de conserver une pression plus constante sur la direction.

Une pression conjointe sur les instances et dans les couloirs de l’UQAM, en solidarité avec les employé-e-s, professeur-e-s et chargé-e-s de cours, est notre meilleure chance de rétablir un respect envers les étudiant-e-s de la part de l’administration, respect basé sur la reconnaissance d’une puissance mobilisatrice réelle.